Dernière mise à jour de cette page : 01-Oct-2016 10:56

 

Il y eut un commencement.

 

Volcanisme originel. La terre a été une boule de poussière incandescente, puis elle est devenue une boule de glace et ce, pendant 15 millions d'années.

Les gaz des volcans se répandent dans l'atmosphère et la température augmentant, la glace commence à fondre ; avec autant d'eau les émergences de la vie sont idéales. L'augmentation d'oxygène permet aux créatures (bactéries primaires) de se développer. Dans les océans, la vie prospère (plantes et espèces animales). Après des millions d'années d'évolution, sur terre l'offensive de la vie est lancée ; la température ambiante avoisine les 30 degrés, une terre aride soumise aux rayons meurtriers du soleil.

Le développement d'une couche d'ozone : cette couche salutaire abrite du rayonnement solaire, les taches de mousse naissante libèrent de l'oxygène.

Un poisson, le tiktaalik roseae, de la famille des tétrapodes, sur 15 millions d'années se transforme (nageoires en pattes) sort de son milieu marin et colonise la terre : il serait à l'origine du développement des vertébrés à 4 membres.

Graines générant des plantes, des arbres qui libèreront davantage d'oxygène. Les insectes de la famille des arthropodes seront les premiers à coloniser la terre.

Sur 400 millions d'années les créatures seront gigantesques particulièrement les reptiles primitifs. L'œuf constituera une évolution,

Les graines germeront, les plantes pousseront ; suivront les espèces de reptiles géants herbivores ainsi que des espèces carnivores ; prédateurs des premiers.

L'écorce terrestre soumise à de fortes pressions, par remontée du magma, la lave jaillissant à la surface du globe, la surface de la terre se transforme en immense brasier générant la fin du Permien (il y a 252 millions d'années). Les cendres brûlantes asphyxient les êtres vivants sur la plus grande partie du globe, suivies par des pluies acides. La vie qui semblait avoir pris pied sur terre est en train de s'éteindre, seules les algues résistent.

Après 250 millions d'années, les pluies acides ayant cessé, retour à la case départ : sans vie ou presque, sur un continent unique la Pangée (il y a 255 millions d'années).

La végétation réapparait, émergence de nouvelles espèces. Les rares reptiles ayant survécu au Permien : les dinosaures sur une planète instable. L'abondance de nourriture attire les poissons (sur 10 millions d'années les cadavres de poissons et les algues constitueront le pétrole).

La tectonique des plaques forme de nouveaux continents et des océans.

Un morceau de roche gigantesque traverse l'espace : d'un diamètre de 10 km et à une vitesse de 70 000 km/heure il file en direction de la terre : le monde va changer. L'impact, au large du golfe du Mexique, pulvérise tout ce qu'il touche et se vaporise instantanément libéranr une telle énergie que les blocs de roche ont la taille d'une petite ville. L'onde de choc s'éloigne de l'impact, suivie de débris qui tombent du ciel, les côtes sont ravagées par des raz de marée dans un panache de poussières et de roches. La température à la surface du globe avoisine les 275°. La végétation s'enflamme ; les nuages de cendres privent la surface de la terre des rayons du soleil. Le règne de 165 millions d'années des dinosaures s'achève (une opportunité pour le développement des mammifères : la disparition des dinosaures pourrait ouvrir la voie à nos ancêtres).

La planète est alors paisible. Apparaît un primate, le premier lémurien (le fossile Ida découvert en 1983 et daté de 47 millions d'années) suivit d'un grand singe, sur 20 millions d'années quelque chose doit changer pour que l'être humain fasse son apparition.

En Afrique, un grand rift est en train de s'ouvrir : une barrière rocheuse empêche le climat océanique d'irriguer la forêt qui se transforme en savane. Consécutivement au réchauffement du climat, les créatures doivent se redresser pour aller chercher de la nourriture : ère de l'Homo erectus.

Le climat change de nouveau et une nouvelle espèce humaine émerge : Homo sapiens. Le groupe (quelques 200 individus) se déplace vers le nord, nos ancêtres migrant vers l'Inde, l'Asie et l'Europe. L'histoire de la planète, la vie est une chaîne de coïncidence et de catastrophes sur 4,5 milliards d'années.

Quant aux habitants : les Européens modernes sont le fruit de 3 vagues migratoires.

Les chasseurs cueilleurs venus d'Afrique, il y a environ 45 000 ans, les premiers agriculteurs venus du Moyen-Orient, il y a 8 000 ans et celle des Eurasiens du Nord (la tribu fantôme).

Une petite note d'humour pour ceux qui ont tout lu depuis le début.

 

Site de la Haute-Île à Neuilly-sur-Marne.

Les recherches effectuées sur le site de la Haute-Île à Neuilly-sur-Marne, formé par l'anse de la Marne, montrent que les niveaux archéologiques y sont bien conservés. Elles mettent en évidence une succession d'occupations depuis le mésolithique, jusqu'à l'époque gauloise.

L'homme s'y est installé depuis plus de 8 000 ans.

A la période mésolithique de -8 000 à -5 500 ans avant notre ère : il y chasse. Puis devenu sédentaire, à la période néolithique (4 500 à 2 000 ans avant notre ère) il construit.

Au fil du temps, la Marne a déposé sur la Haute-Île des sédiments provenant des terres en amont et ce sur plus de 8 mètres de hauteur. Il y a 3 000 ans le paysage était alors différent, la Marne était plus large, moins profonde et moins sujette aux crues.

 

Chelles : quelques évocations de son passé.

Ouvrage publié en 1959 par la Société Archéologique et Historique de Chelles.

 Lors des inondations interglaciaires, les corps des animaux noyés venaient s'échouer sur les rives de la Marne large en certains endroits de 5 km. De la grande ballastière exploitée à Chelles par la Cie des Chemins de Fer de l'Est, on y avait trouvé des dents d'éléphants, des ossements accompagnés de haches en silex taillés. (Elephantus antiqus - rhinocéros - chevreuils - grands bovidés, etc ; on y trouve aussi hippopotames - hyènes.)

Quant à la flore, en considérant une couche géologique similaire découverte à la ville de la Celle-sur-Moret (couches datées de 300 à 500 000 années) on y trouve : arbre de Judée - figuier - laurier des canaries - fusain à larges feuilles ; ces espèces de climat doux et humide, bien plus chaud que le climat actuel du bassin de la Seine.

Dans les sablières de Chelles, aux niveaux supérieurs (environ 50 000 années) ont été découverts des ossements d'animaux de climat froid. On trouve au musée de Meaux une défense de mammouth longue de 1,95 m.

Il n'en reste pas moins qu'en préhistoire, le nom de Chelles est d'importance ; il y a plusieurs dizaines de millénaires vivaient en ce pays des hommes : nos ancêtres.

 

 Au 30-32, rue Gustave Nast, à Chelles.

Un quai gaulois sur la Marne à Chelles ; des fouilles archéologiques en 2007 ont mis à jour des vestiges qui s'échelonnent de la période néolithique à la période carolingienne.

L'îlot sableux découvert a favorisé l'installation des hommes. Le mobilier retrouvé indique l'existence d'habitats dès le néolithique ancien et récent (-5 000 et -2 200), à l'âge du bronze ancien (-1 800) et au 1er âge du fer (-800). À la fin de l'époque gauloise (vers 100 avant notre ère) des bâtiments sur poteaux de bois et aux murs de terre sont édifiés parallèlement à la Marne. Situés à l'ouest d'un village reconnu sur environ 10 hectares, il peut s'agir de constructions artisanales ou commerciales en rapport avec le quai construit le long de la berge (lieu de chargement pour des barges à fond plat qui naviguaient sur la rivière la Matrone devenue la Marne).

 

Découverte du 7 mai 1964 aux sablières de la Seine, à Pincevent.

Le magdalénien. Il y a 15 000 ans

L'industrie du biface ou Chelléenne ; on a découvert des traces à Chelles.

L'été les tribus quittent leurs grottes ; à la poursuite des rennes, elles se déplacent en campements au bord d'une rivière ou l'on peut traverser à gué, les troupeaux de rennes le savent aussi, et voilà assurée la nourriture des chasseurs pour de longs jours.

Il y a 4 000 ans, les Chasséens ou hommes néolithiques circulent, tracent des chemins, commercent entre villages.

Le lit alors, de la Marne faisait plusieurs kilomètres de large, et s'écoulait à un niveau inférieur de l'actuel.

Le culte des morts (culte solaire, l'alignement des pierres orientées sur le lever du soleil au solstice d'été, les alignements jalonnent la ligne des équinoxes).

L'étude des mégalithes épars à travers l'Europe a permis de constater que ces pierres érigées ont dû être élevées sous l'impulsion de voyageurs : "des missionnaires".

 

Menhirs entre Bry et Noisy.

D'élever ces grandes pierres debout, c'était rendre un culte aux divinités reconnues et appeler les hommages de ceux qui passaient devant elles.

Dans un acte d'acquisition de M. Carré de Lorme "Deux arpents de terre labourable, lieu-dit "les pierres de la Varenne" tenant d' un côté au seigneur de Villeflix, de l'autre aux moines de Saint-Martin, et d'un bout sur les 7 pierres, appartenant à M. Amyot, Seigneur de la Barre, représentant les religieuses de Montmartre".

 

Histoire et patrimoine de Bry-sur-Marne.

par Vincent Roblin.

Les découvertes faites au XIXème siècle dans différentes parties du territoire communal suggèrent une implantation humaine sur les rives de la Marne à Bry aux époques paléolithiques (période antérieure à 10 000 ans avant J.-C.) et néolithiques.

Un gisement d'objets lithiques fut découvert, peut-être un ancien atelier de taille situé dans le quartier des Hauts-Guibouts.

La découverte de sépultures dans ce qui est une vaste nécropole antique.

 

D'après Mentienne "7 grandes pierres verticales hautes de 3 à 5 m et disposées pour former une demi-lune étaient visibles au XVIII siècle vers La Varenne aux confins de Bry et de Noisy. Cet alignement de type cromlech revêtait sans doute une fonction religieuse ou funéraire."

 

Histoire de Bry.

par Adrien Mentienne.

En 1801, la ville de Bry fit enlever les cromlechs appelés les "7 pierres", ceux-ci disposés en demi-cercle se situaient à la limite de Noisy, près du chemin des Ormes et du chemin du Buisson (quartier de La Varenne).

Quand de l'Asie déjà trop peuplée, émigraient de nombreuses tribus qui vinrent prendre possession du sol, auquel elles donnèrent le nom de Gaëls.

Les Celtes enfants d'un petit-fils de NOE nommé Gomer qui de l'orient, étendit sa postérité dans le nord. Les Celtes (en l'an -600) venus de l'est, pour coloniser les hommes de l'âge de bronze. Ils s'établiront, imposeront leurs lois, leur langue, leur religion. Ils croient à l'immortalité de l'âme, et vénèrent les druides. Si dans leur langage, on voulait trouver une étymologie du nom de Noisy, on voit les expressions de Noïs, Noïo, signifiant hauteur, éminence.

Noisy par sa position à l'extrémité des grands bois commençant aux bords de la mer de Belgique pour se terminer de notre côté à des coteaux rapides baignés à leur pied par la Marne. C'était l'un des chemins qui servait à se rendre du pays des Belges, au plateau central de la Gaule en passant par Lutèce.

La Gaule celtique bornée au nord par la Seine et la Marne.

Lutèce habitée par la tribu gauloise des Parisis qui étaient une des nombreuses peuplades venues d'Asie et qui à une époque trop lointaine s'étaient partagé le sol. Le territoire des Parisis n'avait pas plus de 12 lieues de circonférence, il était limité par des voisins plus puissants, tels que les Bellovaques, les Meldes, les Sénonais, les Carnutes.

La civilisation celtique est avant tout agricole où la propriété collective du sol appartenait au clan. Le chef de clan était considéré comme le seul maître, la terre appartenait à la famille, et son domaine était considérable.

L'ensemble des peuples celtes prirent le nom de Gaulois d'où l'origine celte issue du nom "Gallia" signifiant fort, ou bien une origine latine issue de "Gallus" pour coq.

Tout gaulois naissait soldat. À l'appel du tambour ou au son de la trompe, les jeunes guerriers abandonnaient les demeures de leur père et les champs qu'ils commençaient à cultiver, pour aller fonder des colonies dans des contrées lointaines et, de là, ils en rapportaient leurs richesses, fruit des rapines et des pillages sur les peuples conquis.

Tacite parle des villas, qui ne désignaient que le domaine, qui était aussi appelé fundus (domaine foncier comportant des bâtiments d'exploitation et d'habitation).

Les cours d'eau ne sont pas recherchés seulement pour les ressources en nourriture que leur voisinage offre aux besoins des hommes, mais comme trouées routières fréquentées par les voyageurs sur les chemins des bords de berges et sillonnées sur les eaux par de rudimentaires pirogues. Les premières embarcations qui aux âges les plus reculés se hasardèrent sur les cours d'eau furent les barques monoxyles, creusées dans une seule pièce de bois. La Gaule couverte de vastes forêts qui jouaient un rôle hydrologique en assurant une alimentation plus constante aux rivières et en empêchant les ruissellements destructeurs des lits et des berges.

 

L'usage dans les Gaules de monnaie communément appelée statère.

Les statères gaulois en or ou en électrum que l'on trouve en Gaule au 1er siècle avant J.-C. seraient pour la plupart inspirés du statère d'or macédonien de Philippe II (rapportés par des mercenaires gaulois ayant combattu pour le roi grec, les premières tribus à en avoir fait des imitations pourraient être les Parisii).

Les peuples du Nord ne condamnant pas leurs captifs, ils leur distribuaient des terres, exigeant d'eux une redevance en blé, en étoffes, en bétail. Cette redevance faisait des vaincus une espèce de fermiers dont on n'exigeait rien au-delà du tribut versé.

A côté des domaines, il y avait des habitations rurales occupées par des paysans affranchis, leurs habitations étaient des huttes rondes de terre et de bois recouvertes d'un toit pointu en chaume percé au sommet.

En général les chefs des peuplades choisissaient pour s'y établir les lieux élevés d'où l'on pouvait voir au loin, tout en étant dissimulé par les bois arrivant jusqu'à la crête des collines et proches des rivières. Il se trouvait alors des forêts importantes : Lauchonica Sylva, Brigia Sylva.

Pour le pays d'alors, la Seine et la Marne formaient la frontière de la Gaule occupée par les Belges (la Gaule d'alors comptait 500 tribus ce qui représente une aubaine pour un conquérant).

Les Celtes qui avaient autrefois fondé un empire devaient être la proie des Germains ou des Romains. Restait alors une seule alternative : la Barbarie ou la civilisation. Ce fut la civilisation qui l'emporta. La Gaule conquise par César vivra sous la tutelle de l'Empire romain. Après la conquête, il ne resta du passé q'une population autrefois vaincue, des Ligures et des Ibères déjà soumis. Les Celtes dont le rôle avait été de faire pénétrer la civilisation du sud dans les lointains pays du nord, furent décimés et presque détruits.

En l'an 154 avant J.-C. : les prétentions ambitieuses de l'Empire romain à protéger tous les peuples avait une conséquence logique : occupation et domination.

 

Le terroir de Paris aux époques gallo-romaines.

par Michel Roblin.

"Un chemin gallo-romain reliait les villas de Chelles et de Noisy, en passant par le gué de Gournay, il suivait le chemin des prés de Noisy, passait entre Villeflix et la Marne pour atteindre le cœur de Noisy.

L'existence de maladreries à Lagny et Gournay laisse supposer qu'il y avait sur les bords de Marne une route de chaque côté et que, selon les époques, l'une eut la préférence par rapport à l'autre, ou que l'on utilisa les portions les mieux entretenues en passant d'une rive à l'autre."

 

Commentaires sur la guerre des Gaules.

par Jules César.

Chaque saison verra une révolte nouvelle et plus étendue que la précédente. La guerre des Gaules avait duré moins de 10 ans, en cet espace de temps, César prit d'assaut plus de 800 forteresses, il soumit 300 tribus, fit face à 3 millions de combattants, fit 1 million de cadavres et emmena 1 million de prisonniers ; c'est dans ces termes que Plutarque résume la guerre des Gaules.

César fit la campagne chez les Morins qui, cachés dans leurs forêts, ne paraissaient que lorsque les Romains s'y engageaient imprudemment. À ce genre de guerre, César opposa une tactique : ce fut de jeter les forêts à terre. De ces abattis il se forma un rempart impénétrable.

Il développa la création de voies de circulation (ancienne route départementale n°10 qui reliait Bry à Champs) avec un développement du bâti de part et d'autre (à usage de relais routier).

Les Gaulois aimaient à se placer au voisinage des forêts et des rivières afin qu'en cas d'attaque ils puissent mieux se défendre ; ils cherchaient des marais, ils creusaient des grottes pour y cacher famille, bétail et biens.

 

Juin 52 avant J.-C.

César confia à Labienus 4 de ses légions avec mission de reconquérir les peuples du Nord ; Labienus se dirigea alors vers Lutèce carrefour des routes du nord.

Lorsque Labienus vient guerroyer la tribu des Parisii, le chef parisien Camulogène fut battu ; César ordonna le retour de ses légions et les 2 armées se regroupèrent à Joigny en juin -52 ; s'ensuivit le siège d'Alésia qui eut pour conséquence la défaite de Vercingétorix qui conduisit à la Pax Romana.

 

Fin 51 avant J.-C.

César proclama la Gaule province romaine et il fixa à 40 millions de sesterces son tribut.

César après la conquête de la Gaule, partagea celle-ci en 4 provinces : l'Armorique, l'Aquitaine, la Celtique (ou Lyonnaise) et la Belgique (au nord de la Seine et de la Marne). La s├ęparation avec le monde barbare est nommée "Limes" (la frontière). On comptait dans ces 4 provinces, 88 peuples et 28 villes importantes.

De nombreux vétérans de l'armée romaine, après avoir servi pendant 25 ans au minimum dans l'armée, eurent le droit de s'installer dans les campagnes gauloises leur propriété devinrent les "villa".

Pendant près de cinq cents ans la Gaule resta soumise à la domination romaine ; elle fut divisée en provinces et Lutèce fut classée parmi les cités de la quatrième Lyonnaise, dont le chef-lieu était Sens.

Après que les marais eurent été asséchés, les forêts défrichées, les routes tracées, la Gaule romaine se couvrit de grandes cités.

Le système monétaire Gallo-Romain sera calqué sur celui de Rome (aureus, deniers, quinaires, as et sesterces) qui initiera la fin des monnaies gauloises.

L'historien Ammien Marcellin appelle ces domaines de l'aristocratie foncière des "Patrimoines épars dans le monde" ; chacun de ces domaines Villa, avait sa vie propre ; il formait un petit état.

La demeure du maître, le château Praetorum, s'élevait au centre, le plus souvent sur une colline dominant la terre, comme le sénateur dominait ses hommes. Le Prétoire était une habitation somptueuse, vaste et compliquée, elle répondait à la fois à cet amour du confort et du luxe et à ces soucis pratiques que surent concilier les Gallo-Romains de l'Empire. Elle renferme des greniers où il y a des provisions pour plusieurs mois, elle est entourée de remparts et de tours qui la mettent à l'abri d'un coup de main de brigands ou d'envahisseurs ; au pied de la colline se trouve la ferme qu'on appelle "Villa Rustica". Elle se compose d'une série de constructions séparées par une cour centrale "Curtis", il y a là les étables, les colombiers, les granges, les celliers, puis la cuisine qui servait de lieu de réunion à toute la domesticité ; on y trouvait aussi un four, un moulin, et suivant le pays un pressoir pour le vin ; entre les communs s'étendaient les chambres des esclaves. Plus loin enfin s'élevaient sur le domaine de petites fermes où habitaient les tenanciers du sénateur "Colonicoe".

Les Romains devinrent innombrables, partout on défriche, on plante, on récolte. Les "oppida", les "vici" étaient environnés d'épaisses forêts empêchant les communications directes ; obstacle à toute nouvelle civilisation. Les romains se mettent à l'œuvre, tracent des voies qui sillonnent le territoire, reliant les "civitates" par un réseau de routes qui portera la civilisation dans les coins les plus reculés.

Le code romain allait être imposé, particulièrement le droit de propriété détruisant la propriété collective des "vici" ayant pour conséquence une nouvelle division de la terre en faisant passer entre les mains des riches conquérants ou des chefs des anciennes peuplades les terres immenses de la Gaule.

On peut distinguer alors les terres possédées en 2 catégories :

Les terres saliques étaient celles issues par la conquête et elles étaient héréditaires ; les bénéfices militaires, institués par les Romains avant la conquête des Francs, étaient un don du prince, et ce don n'était que vie durant.

 

28 avant J.-C. (l'an 725 de Rome)

On assigne à Auguste toute la Gaule (Celtique et Belgique).

 

14 avant J.-C.

Les légions germaniques se révoltent. Les Germains ne s'adonnèrent pas à l'agriculture, ils ne se nourrissaient que de lait, de fromage et de chair. Toute leur vie se passait à la chasse et dans les exercices militaires. Tacite en parle dans les mêmes termes "Toutes les fois qu'ils ne font pas la guerre, ils passent leur temps à chasser et plus souvent à ne rien faire."

 

 

 

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